Les verbes à radicale finale faible
B1 الفِعْلُ المُعْتَلُّ الآخِر (النّاقِص) 51 / 70
En bref
Un verbe dont la troisième lettre de racine est و ou ي s’appelle ناقِص, « déficient », et le nom est juste : la lettre faible siège tout à la fin du mot, exactement là où vont les terminaisons, donc on la comprime, on l’avale ou on la supprime sans cesse. رَمى، دَعا، مَشى، نَسِيَ، بَقِيَ، أَعْطى، اِشْتَرى — ce ne sont pas des verbes exotiques, ce sont parmi les plus courants de la langue, et leurs formes paraissent bien plus courtes que ce qu’un apprenant attend. لَمْ يَشْتَرِ est un mot complet, correct, de quatre lettres.
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a que trois schèmes, et tout le système n’est qu’une idée répétée : une voyelle longue finale survit là où la terminaison est une voyelle longue, et s’effondre partout ailleurs. Une fois que vous entendez cela, رَمَتْ، رَمَوْا، لَنْ يَرْمِيَ، لَمْ يَرْمِ، اِرْمِ cessent d’être des faits séparés et deviennent un seul verbe vu sous cinq angles. Les formes dérivées n’ajoutent rien de nouveau : أَعْطى et اِسْتَدْعى se terminent exactement comme رَمى.
La règle
1. Les trois classes de forme I. Le dictionnaire vous donne le ماضي et le مُضارِع ; c’est cette paire, et non la racine seule, qui vous dit dans quelle classe vous êtes.
- Classe و : دَعا - يَدْعو (د ع و) « inviter, appeler ». Aussi نَجا - يَنْجو « s’échapper », شَكا - يَشْكو « se plaindre ».
- Classe ي : رَمى - يَرْمي (ر م ي) « jeter » ; مَشى - يَمْشي « marcher » ; بَنى - يَبْني « construire » ; جَرى - يَجْري « courir, se passer ».
- Classe a (فَعِلَ - يَفْعَلُ) : نَسِيَ - يَنْسى « oublier » ; لَقِيَ - يَلْقى « rencontrer » ; رَضِيَ - يَرْضى « être content » ; بَقِيَ - يَبْقى « rester ». Leur ماضي a une kasra sur la radicale médiane et leur مُضارِع se termine par ـى, quelle que soit la lettre de racine.
2. Orthographe : ا ou ى à la fin du ماضي. Dans un verbe de trois lettres, la voyelle longue finale de la forme هُوَ s’écrit ا si la lettre de racine est و (دَعا، نَجا، دَنا) et ى si c’est ي (رَمى، مَشى، بَنى، جَرى). Cette lettre finale est un indice fiable de la classe : un verbe au passé écrit avec ا a une racine en و et donc un مُضارِع en ـو. Dans les verbes de plus de trois lettres, la terminaison s’écrit ى : أَعْطى، اِشْتَرى، تَمَنّى، اِسْتَدْعى — sauf si la lettre devant elle est un ي, et alors c’est un ا simple (أَحْيا، اِسْتَحْيا) — voir Hamza, madda et alif maqṣūra (guide de lecture et de prononciation).
3. Le ماضي : la lettre faible survit devant une consonne. Les terminaisons qui commencent par une consonne — ـتُ، ـتَ، ـنا، ـنَ — laissent la racine intacte, donc on voit encore le ي ou le و : رَمَيْتُ، رَمَيْنا، رَمَيْنَ / دَعَوْتُ، دَعَوْنا، دَعَوْنَ. Celles qui commencent par une voyelle la compriment : هِيَ رَمَتْ (et non رَمَيَتْ), هُمْ رَمَوْا (et non رَمَيوا), هِيَ دَعَتْ، هُمْ دَعَوْا. La forme هُوَ n’a aucune terminaison et la lettre faible est devenue la voyelle longue elle-même : رَمى، دَعا.
La classe a se comporte autrement et plus simplement : son ي reste visible à la troisième personne du singulier — نَسِيَ، نَسِيَتْ — et se contracte en un ي long devant les terminaisons consonantiques (نَسيتُ، نَسينا، نَسينَ) et en un و long au pluriel masculin (نَسُوا).
4. Le مُضارِع المَرْفوع et sa damma invisible. يَرْمي، يَدْعو، يَنْسى sont des formes de l’indicatif, mais on ne peut pas écrire une damma sur une voyelle longue. Dans les termes de Le système de l’iʿrāb et ses marques, la terminaison est مُقَدَّر, estimée : elle est là grammaticalement et absente phonétiquement. Pour يَرْمي et يَدْعو, la raison donnée est الثِّقَل (la lourdeur — la voyelle est tout simplement trop lourde à prononcer là) ; pour يَنْسى, c’est التَّعَذُّر (l’impossibilité — l’alif maqṣūra ne peut rien porter du tout).
5. Homographes à mémoriser dès maintenant. Dans la classe ي, أَنْتِ تَرْمينَ et أَنْتُنَّ تَرْمينَ sont identiques — et de même أَنْتِ تَنْسَيْنَ et أَنْتُنَّ تَنْسَيْنَ dans la classe a. Dans la classe و, هُمْ يَدْعونَ et هُنَّ يَدْعونَ sont identiques. Rien ne les distingue à l’indicatif — seule la phrase autour, ou un changement de mode, vous dit lequel est lequel : لَنْ تَرْمي (أَنْتِ) contre لَنْ تَرْمينَ (أَنْتُنَّ). Le pluriel féminin, comme toujours, est figé et ne change jamais selon le mode.
6. Le مَنْصوب : une fatha est assez légère pour apparaître — sauf sur ى. Après أَنْ، لَنْ، لِـ، حَتّى les classes ي et و prennent une fatha visible, et la voyelle longue redevient une consonne ordinaire :
لَنْ يَرْمِيَ « il ne jettera pas », لَنْ يَدْعُوَ « il n’invitera pas ».
La classe a ne peut pas le faire, parce que ى ne prend aucune voyelle : لَنْ يَنْسى a exactement l’air de l’indicatif, et la fatha est مُقَدَّر. Donc sur les trois classes, deux montrent clairement le subjonctif et une le cache complètement.
7. Le مَجْزوم supprime la lettre faible et garde sa voyelle brève. C’est la règle phare de la leçon. Après لَمْ، لا النّاهِيَة، لامُ الأَمْرِ et les particules de condition, la voyelle longue finale n’est pas abrégée mais supprimée, laissant la consonne précédente avec la voyelle brève correspondante : ي laisse une kasra, و laisse une damma, ى laisse une fatha.
لَمْ يَرْمِ ، لَمْ يَدْعُ ، لَمْ يَنْسَ ، لَمْ يَمْشِ ، لَمْ يَبْقَ.
Grammaticalement, la marque du mode n’est pas ici un soukoun mais حَذْفُ حَرْفِ العِلَّةِ, « la suppression de la lettre faible ». Une conséquence pratique : parce que ces formes se terminent par une voyelle brève et non par un soukoun, elles n’entrent jamais en collision avec un هَمْزَةُ الوَصْلِ qui suit. لَمْ يَقُلِ الحَقيقَةَ a besoin d’une kasra de réparation ; لَمْ يَرْمِ الكُرَةَ n’a besoin de rien, il en a déjà une.
8. Là où la terminaison est une voyelle longue, rien n’est supprimé. Les cinq cases qui se terminent par ـينَ، ـانِ، ـونَ se comportent comme dans n’importe quel verbe : elles perdent le نون et gardent la voyelle. لَمْ يَرْموا ، لَمْ تَرْمي ، لَمْ يَدْعوا ، لَمْ يَنْسَوْا. Et les deux pluriels féminins ne bougent jamais : لَمْ يَرْمينَ، لَمْ يَدْعونَ، لَمْ يَنْسَيْنَ. Donc l’effondrement visible appartient aux quatre cases sans suffixe أَـ، تَـ، يَـ، نَـ — les quatre mêmes qui comptaient dans Le jussif (apocopé) du présent.
9. L’impératif est le jussif auquel on a ôté le préfixe. Prenez لَمْ يَرْمِ، ôtez يَـ، préfixez une هَمْزَةُ وَصْلٍ vocalisée pour correspondre au radical : اِرْمِ « jette ! », اُدْعُ « invite ! », اِنْسَ « oublie ! », اِمْشِ « marche ! ». Ils sont étonnamment courts — une هَمْزَةُ وَصْلٍ, deux consonnes et une voyelle brève nue — et les apprenants refusent d’ordinaire d’y croire. L’interdiction emploie la même forme : لا تَرْمِ، لا تَدْعُ، لا تَنْسَ. Les destinataires féminins et pluriels gardent leur voyelle longue : اِرْمي، اِرْموا، اُدْعي، اُدْعوا، اِنْسَيْ، اِنْسَوْا.
10. Les formes dérivées se terminent de la même façon. Toute forme dont le مُضارِع se termine par ـي se fléchit comme يَرْمي, et les deux formes qui se terminent par ـى (V تَفَعَّلَ et VI تَفاعَلَ) se fléchissent comme يَنْسى. أَعْطى - يُعْطي (IV), اِشْتَرى - يَشْتَري (VIII), اِسْتَدْعى - يَسْتَدْعي (X) donnent tous أَعْطَيْتُ، أَعْطَتْ، أَعْطَوْا et لَمْ يُعْطِ، أَعْطِ ; تَمَنّى - يَتَمَنّى (V) donne تَمَنَّيْتُ، تَمَنَّتْ، تَمَنَّوْا et لَمْ يَتَمَنَّ، تَمَنَّ. Il n’y a vraiment aucun paradigme nouveau à apprendre après la forme I.
11. Un verbe à signaler : رَأى - يَرى. Il est à la fois hamzé et ناقِص, et il perd sa hamza au présent : يَرى، تَرى، نَرى, jussif لَمْ يَرَ « il n’a pas vu ». Traitez-le comme un item mémorisé ; son ماضي رَأى، رَأَتْ، رَأَوْا est régulier pour la classe ي.
12. Ce qui reste aux autres leçons. Le passif دُعِيَ - يُدْعى et son substitut de l’agent sont Le passif et le substitut de l’agent. Les participes داعٍ et مَدْعُوٌّ, qui sont l’endroit où un verbe ناقِص devient un nom, sont Les noms dérivés : participes, lieu, temps et instrument. Le comportement de noms comme قاضٍ - القاضي - قاضِيًا était Les diptotes et les autres classes de déclinaison ; aujourd’hui, c’est seulement le verbe.
Formes et structures
Le ماضي des trois classes. Les cases du duel à la troisième personne sont incluses ; pour أَنْتُما les formes sont رَمَيْتُما، دَعَوْتُما، نَسيتُما.
| الضَّمير | رَمى (ي) | دَعا (و) | نَسِيَ (a) |
|---|---|---|---|
| أَنا | رَمَيْتُ | دَعَوْتُ | نَسيتُ |
| أَنْتَ | رَمَيْتَ | دَعَوْتَ | نَسيتَ |
| أَنْتِ | رَمَيْتِ | دَعَوْتِ | نَسيتِ |
| أَنْتُمْ | رَمَيْتُمْ | دَعَوْتُمْ | نَسيتُمْ |
| أَنْتُنَّ | رَمَيْتُنَّ | دَعَوْتُنَّ | نَسيتُنَّ |
| هُوَ | رَمى | دَعا | نَسِيَ |
| هِيَ | رَمَتْ | دَعَتْ | نَسِيَتْ |
| هُما (مُذَكَّر) | رَمَيا | دَعَوَا | نَسِيا |
| هُما (مُؤَنَّث) | رَمَتا | دَعَتا | نَسِيَتا |
| هُمْ | رَمَوْا | دَعَوْا | نَسُوا |
| هُنَّ | رَمَيْنَ | دَعَوْنَ | نَسينَ |
| نَحْنُ | رَمَيْنا | دَعَوْنا | نَسينا |
Deux pièges dans ce tableau : رَمَيْنا (نَحْنُ) et رَمَيْنَ (هُنَّ) ne diffèrent que par l’alif final, et le duel دَعَوَا ne diffère du pluriel دَعَوْا que par la voyelle sur le و.
Le مُضارِع المَرْفوع.
| الضَّمير | يَرْمي | يَدْعو | يَنْسى |
|---|---|---|---|
| أَنا | أَرْمي | أَدْعو | أَنْسى |
| أَنْتَ | تَرْمي | تَدْعو | تَنْسى |
| أَنْتِ | تَرْمينَ | تَدْعينَ | تَنْسَيْنَ |
| أَنْتُمْ | تَرْمونَ | تَدْعونَ | تَنْسَوْنَ |
| أَنْتُنَّ | تَرْمينَ | تَدْعونَ | تَنْسَيْنَ |
| هُوَ | يَرْمي | يَدْعو | يَنْسى |
| هِيَ | تَرْمي | تَدْعو | تَنْسى |
| هُما (مُذَكَّر) | يَرْمِيانِ | يَدْعُوانِ | يَنْسَيانِ |
| هُمْ | يَرْمونَ | يَدْعونَ | يَنْسَوْنَ |
| هُنَّ | يَرْمينَ | يَدْعونَ | يَنْسَيْنَ |
| نَحْنُ | نَرْمي | نَدْعو | نَنْسى |
Notez أَنْتِ تَدْعينَ contre هُمْ/هُنَّ يَدْعونَ : la classe و prend une kasra et un ي long au féminin singulier, parce que ـو plus ـينَ ne peuvent pas coexister.
Les trois modes côte à côte, troisième personne et les cases où le mode est visible.
| الضَّمير | مَرْفوع | مَنْصوب (لَنْ) | مَجْزوم (لَمْ) |
|---|---|---|---|
| هُوَ (رَمى) | يَرْمي | لَنْ يَرْمِيَ | لَمْ يَرْمِ |
| هِيَ (رَمى) | تَرْمي | لَنْ تَرْمِيَ | لَمْ تَرْمِ |
| أَنْتِ (رَمى) | تَرْمينَ | لَنْ تَرْمي | لَمْ تَرْمي |
| هُمْ (رَمى) | يَرْمونَ | لَنْ يَرْموا | لَمْ يَرْموا |
| هُنَّ (رَمى) | يَرْمينَ | لَنْ يَرْمينَ | لَمْ يَرْمينَ |
| هُوَ (دَعا) | يَدْعو | لَنْ يَدْعُوَ | لَمْ يَدْعُ |
| هُمْ (دَعا) | يَدْعونَ | لَنْ يَدْعوا | لَمْ يَدْعوا |
| هُوَ (نَسِيَ) | يَنْسى | لَنْ يَنْسى | لَمْ يَنْسَ |
| هُمْ (نَسِيَ) | يَنْسَوْنَ | لَنْ يَنْسَوْا | لَمْ يَنْسَوْا |
| نَحْنُ (نَسِيَ) | نَنْسى | لَنْ نَنْسى | لَمْ نَنْسَ |
Les duels suivent la même logique et sont omis par manque de place : لَنْ يَرْمِيا، لَمْ يَرْمِيا.
L’impératif.
| الفِعْل | أَنْتَ | أَنْتِ | أَنْتُمْ |
|---|---|---|---|
| رَمى - يَرْمي | اِرْمِ | اِرْمي | اِرْموا |
| مَشى - يَمْشي | اِمْشِ | اِمْشي | اِمْشوا |
| دَعا - يَدْعو | اُدْعُ | اُدْعي | اُدْعوا |
| نَسِيَ - يَنْسى | اِنْسَ | اِنْسَيْ | اِنْسَوْا |
Formes dérivées — les mêmes terminaisons, une ligne chacune.
| الوَزْن | الماضي | المُضارِع | مَعَ لَمْ | الأَمْر |
|---|---|---|---|---|
| II | رَبّى | يُرَبّي | لَمْ يُرَبِّ | رَبِّ |
| IV | أَعْطى | يُعْطي | لَمْ يُعْطِ | أَعْطِ |
| V | تَمَنّى | يَتَمَنّى | لَمْ يَتَمَنَّ | تَمَنَّ |
| VIII | اِشْتَرى | يَشْتَري | لَمْ يَشْتَرِ | اِشْتَرِ |
| X | اِسْتَدْعى | يَسْتَدْعي | لَمْ يَسْتَدْعِ | اِسْتَدْعِ |
Exemples
| العربية | Français |
|---|---|
| رَمَيْتُ الوَرَقَةَ في سَلَّةِ المُهْمَلاتِ. | J’ai jeté le bout de papier dans la corbeille. |
| الفَتاةُ رَمَتْ حَجَرًا صَغيرًا في الماءِ. | La fille a jeté une petite pierre dans l’eau. |
| الأَوْلادُ رَمَوْا كُرَتَهُمْ فَوْقَ السّورِ. | Les garçons ont jeté leur ballon par-dessus le mur. |
| لِماذا تَرْمينَ الطَّعامَ يا سَلْمى؟ | Pourquoi jettes-tu la nourriture, Salma ? |
| دَعَوْتُ أَصْدِقائي إِلَى العَشاءِ يَوْمَ الجُمْعَةِ. | J’ai invité mes amis à dîner vendredi. |
| المُديرَةُ دَعَتِ المُوَظَّفينَ إِلَى الاجْتِماعِ. | La directrice a invité le personnel à la réunion. |
| نَسيتُ اسْمَ الشّارِعِ، فَسَأَلْتُ شُرْطِيًّا. | J’ai oublié le nom de la rue, alors j’ai demandé à un policier. |
| هَلْ نَسِيَتْ أُخْتُكَ مِفْتاحَها مَرَّةً أُخْرى؟ | Ta sœur a-t-elle encore oublié sa clé ? |
| الطُّلّابُ نَسُوا دَفاتِرَهُمْ في الصَّفِّ. | Les étudiants ont laissé leurs cahiers dans la salle de classe. |
| الأَطْفالُ يَنْسَوْنَ الخِلافَ بَعْدَ دَقائِقَ. | Les enfants oublient une dispute en quelques minutes. |
| يَمْشي جَدّي في الحَديقَةِ كُلَّ صَباحٍ. | Mon grand-père se promène dans le jardin chaque matin. |
| لَنْ أَنْسى ما قُلْتَهُ لي أَمْسِ. | Je n’oublierai jamais ce que tu m’as dit hier. |
| لَمْ يَشْتَرِ الجيرانُ سَيّارَةً جَديدَةً هٰذِهِ السَّنَةَ. | Les voisins n’ont pas acheté de voiture neuve cette année. |
| اُدْعُ زُمَلاءَكَ إِلَى الحَفْلَةِ ولا تَنْسَ أَحَدًا. | Invite tes collègues à la fête et n’oublie personne. |
Erreurs fréquentes
- لَمْ يَمْشي -> لَمْ يَمْشِ — le مَجْزوم ne raccourcit pas la lettre faible, il la supprime. Ce qui reste, c’est la kasra qui était sous le ش depuis le début.
- لَمْ يَدْعو -> لَمْ يَدْعُ — la même règle dans la classe و. Le mot a trois lettres de long et c’est correct.
- يَرْميونَ -> يَرْمونَ — le pluriel ـونَ remplace le ي final ; on ne l’ajoute jamais par-dessus. De même يَنْسَيونَ est يَنْسَوْنَ.
- رَموا -> رَمَوْا — écrivez le soukoun sur le و, et souvenez-vous que l’alif après lui est muet (أَلِفٌ فارِقَةٌ, une marque purement graphique). Le lire comme une voyelle est l’erreur d’apprenant la plus audible de cette classe — le même alif siège dans دَعَوْا et نَسُوا.
- لَنْ يَرْمي -> لَنْ يَرْمِيَ — une fatha est assez légère pour se prononcer sur le ي, donc au مَنْصوب elle doit réellement s’écrire et se dire.
- لَنْ يَنْسَ -> لَنْ يَنْسى — le piège inverse : la classe a garde son ى au مَنْصوب (la fatha n’est qu’estimée). Seul لَمْ le supprime.
- دَعى / رَمي -> دَعا / رَمى — la racine décide de l’orthographe : une racine en و donne un ا final، une racine en ي donne un ى final. Ôter les deux points du ي, ou les ajouter au ى, change le mot.
- نَسَيْتُ -> نَسيتُ — la classe a se contracte en un ي long devant les terminaisons en ت ; seule la classe ي garde une diphtongue là (رَمَيْتُ).
- دَعَيْتُ -> دَعَوْتُ — د ع و a un و, et les terminaisons consonantiques le montrent. Si vous savez dire يَدْعو, vous pouvez prédire دَعَوْتُ.
- اِرْمي الكُرَةَ (à un homme) -> اِرْمِ الكُرَةَ — اِرْمي avec un ي long est l’impératif du féminin singulier. Le masculin se termine vraiment par une kasra nue.
Conseils
- Apprenez chaque verbe ناقِص comme une paire : رَمى - يَرْمي، دَعا - يَدْعو، نَسِيَ - يَنْسى. La classe n’est pas prévisible d’après le ماضي seul (comparez دَعا et رَمى — la même forme sur la page dans un texte non vocalisé).
- Astuce mnémotechnique pour le jussif et l’impératif : la queue tombe et laisse sa voyelle derrière. ي laisse une kasra, و laisse une damma, ى laisse une fatha. Trois faits, et ils couvrent لَمْ يَرْمِ، لَمْ يَدْعُ، لَمْ يَنْسَ، اِرْمِ، اُدْعُ، اِنْسَ.
- Travaillez le هُمْ ماضي à voix haute — رَمَوْا، دَعَوْا، نَسُوا — parce que c’est là que les trois classes sonnent différemment les unes des autres, et c’est la forme qui apparaît le plus souvent dans la prose narrative.
- Ne vous alarmez pas des mots très courts dans la presse : لَمْ يَبْقَ مِنَ الوَقْتِ شَيْءٌ، لَمْ يَنْتَهِ التَّحْقيقُ، لَمْ يُعْطِ جَوابًا. Chacun est un jussif normal dont la queue a été supprimée.
- Quand vous n’êtes pas sûr d’un jussif, échappez-vous vers ما plus le ماضي : ما رَمى، ما نَسِيَ sont corrects et vous achètent du temps pour réfléchir, même si لَمْ est le choix le plus courant dans la prose moderne.
- Les paires d’homographes (تَرْمينَ pour أَنْتِ et أَنْتُنَّ ; يَدْعونَ pour هُمْ et هُنَّ) valent chacune une fiche. Le contexte les résout ; deviner ne le fait pas.
- Ignorez pour l’instant ce que ces verbes font au passif et en tant que participes. داعٍ، مَدْعُوٌّ، مُشْتَرٍ arrivent, et ils auront plus de sens une fois que la conjugaison active sera automatique.