Le système des cas : l'iʿrāb et ses marques
B1 الإِعْرابُ وعَلاماتُهُ الأَصْلِيَّةُ والفَرْعِيَّة 40 / 70
En bref
Chaque nom arabe et chaque verbe au présent porte une petite terminaison qui annonce son rôle dans la phrase. الْمُدَرِّسُ avec une damma est celui qui fait quelque chose ; الْمُدَرِّسَ avec une fatha est celui à qui l’on fait quelque chose ; الْمُدَرِّسِ avec une kasra se place après une préposition ou après un nom possédé. Vous rencontrez ces terminaisons une à une depuis la leçon 2 — un مُبْتَدَأ ici, un مَفْعول بِهِ là. Cette leçon met tout le système sur une page et le nomme : l’iʿrāb (الإِعْرابُ).
Deux choses en font plus qu’un tableau de trois voyelles. D’abord, une poignée de classes de mots refusent ces voyelles et emploient une lettre à la place — un و، ا، ي ou un ن que l’on entend d’un bout à l’autre de la pièce, ou dans un cas célèbre une kasra là où l’on attendait une fatha. Ces substituts sont الْعَلاماتُ الْفَرْعِيَّةُ, et c’est là que les apprenants perdent des points. Ensuite, le verbe au présent joue le même jeu avec un quatrième état à lui, الْجَزْم. Apprenez à tout lire ici ; combien vous en entendrez jamais, c’est la dernière chose que cette leçon vous dit.
La règle
1. Ce qu’est vraiment l’iʿrāb (إِعْراب). La terminaison d’un mot n’est pas choisie par le mot. Elle lui est imposée par ce qui le régit — la position dans la phrase, la particule précédente, le verbe précédent. L’arabe appelle les quatre états qui en résultent الرَّفْعُ، النَّصْبُ، الجَرُّ، الجَزْمُ, et appelle la voyelle ou la lettre qui montre l’état الْعَلامَة, « la marque ». Les noms prennent les trois premiers et jamais le quatrième ; les verbes au présent prennent le premier, le deuxième et le quatrième, et jamais الجَرّ. Une ligne tient la division en place : الجَرُّ لِلْأَسْماءِ والجَزْمُ لِلْأَفْعالِ.
Les noms français marchent comme étiquettes — مَرْفوع = nominatif, مَنْصوب = accusatif, مَجْرور = génitif, مَجْزوم = jussif — mais comme étiquettes seulement : le مَنْصوب arabe couvre le COD, le circonstanciel, le خَبَر de كانَ et bien d’autre chose encore.
2. Les marques par défaut, sur un nom singulier ordinaire. Pour la grande majorité des noms la marque est la voyelle que l’on attend : damma pour الرَّفْع, fatha pour النَّصْب, kasra pour الجَرّ. À l’indéfini, cette voyelle se double en tanwīn — مُدَرِّسٌ، مُدَرِّسًا، مُدَرِّسٍ. Privé de tanwīn, que ce soit par الـ ou pour être le premier terme d’une إِضافَة, il s’effondre en une voyelle simple — الْمُدَرِّسُ، الْمُدَرِّسَ، الْمُدَرِّسِ et مُدَرِّسُ الْمَدْرَسَةِ. Le tanwīn ne peut partager un mot ni avec الـ ni avec un مُضاف إِلَيْهِ qui suit.
3. Ce qui met un nom dans chaque état. Chaque item de cette courte liste est une leçon que vous avez déjà. مَرْفوع : المُبْتَدَأ et الخَبَر (leçon 2), et الفاعِل, le sujet d’un verbe (leçon 19). مَنْصوب : المَفْعولُ بِهِ (leçon 29), le circonstanciel de temps ou de lieu (leçon 31), خَبَرُ كانَ (leçon 32). مَجْرور : après tout حَرْف جَرّ (leçon 16), et comme second terme d’une إِضافَة (leçon 20).
4. Écrire l’accusatif : l’alif qui est de l’orthographe, pas du son. Le النَّصْب indéfini ajoute un alif écrit après le nom : كِتابٌ → كِتابًا، بَيْتٌ → بَيْتًا، دَرْسٌ → دَرْسًا. Placez les fatḥatān sur la lettre avant cet alif. Il n’a pas de son propre en parole liée ; il est là pour que l’œil voie l’accusatif dans un texte non vocalisé — et, comme le point 10 l’explique, c’est ce que l’on entend quand le locuteur s’arrête.
Deux classes de mots ne prennent pas d’alif ici (une troisième, le اسْم مَقْصور, est la leçon 41). Un nom qui se termine par ة se contente d’échanger le tanwīn : مَدْرَسَةٌ → مَدْرَسَةً، سَيّارَةٌ → سَيّارَةً. Pas davantage un nom qui se termine par ء et qui siège déjà sur un ā long : سَماءٌ → سَماءً، ماءٌ → ماءً، مَساءٌ → مَساءً. Là où la hamza n’est pas précédée de cet alif, l’alif écrit revient : شَيْءٌ → شَيْئًا.
5. الْعَلاماتُ الْفَرْعِيَّةُ : quatre classes qui emploient autre chose. Ce sont les exceptions qui valent d’être mémorisées, parce qu’elles sont visibles et audibles là où les terminaisons ordinaires ne le sont ni l’un ni l’autre.
- الأَسْماءُ الخَمْسَةُ — cinq noms (أَب، أَخ، حَم، فو، ذو) qui, quand ils sont au singulier et premier terme d’une إِضافَة à tout autre chose que ـي, montrent leur cas par une lettre de voyelle longue : و pour الرَّفْع، ا pour النَّصْب، ي pour الجَرّ. جاءَ أَبو الطّالِبِ — رَأَيْتُ أَبا الطّالِبِ
- سَلَّمْتُ عَلى أَبي الطّالِبِ. Debout tout seuls ils sont parfaitement ordinaires : أَبٌ، أَبًا، أَبٍ, et avec « mon » ils se figent — أَبي c’est « mon père » dans les trois cas. Dans la prose moderne vous ne rencontrerez vraiment que أَب، أَخ et ذو.
- المُثَنّى — le duel (leçon 12) a deux formes pour trois cas : ـانِ pour الرَّفْع، ـيْنِ pour النَّصْب et الجَرّ à la fois. الطّالِبانِ نَجَحا — رَأَيْتُ الطّالِبَيْنِ — مَعَ الطّالِبَيْنِ. Le ن du duel porte toujours une kasra.
- جَمْعُ المُذَكَّرِ السّالِمُ — le pluriel sain masculin (leçon 9) fait de même avec ـونَ et ـينَ, et ici le ن porte toujours une fatha : الْمُدَرِّسونَ حاضِرونَ — سَأَلْتُ الْمُدَرِّسينَ.
- جَمْعُ المُؤَنَّثِ السّالِمُ — le pluriel sain féminin garde une voyelle mais emprunte la mauvaise : son accusatif prend une kasra, jamais une fatha. الْمُعَلِّماتُ حاضِراتٌ — رَأَيْتُ الْمُعَلِّماتِ — مَعَ الْمُعَلِّماتِ. À l’indéfini, pareil : رَأَيْتُ مُعَلِّماتٍ, kasratān et pas d’alif. C’est l’erreur la plus corrigée au niveau B1 : l’oreille veut une fatha sur un complément, et cette terminaison refuse d’en donner une.
6. Les trois états du verbe. Parmi les verbes, seul le présent, المُضارِع, est مُعْرَب — et même lui se fige dans les deux cases qui se terminent par نون النِّسْوَة (point 7). Son état par défaut est المَرْفوع, avec une damma — يَكْتُبُ. Une particule de subjonctif (leçon 33) l’échange contre une fatha — لَنْ يَكْتُبَ. Une particule de jussif (leçon 35) l’échange contre un soukoun — لَمْ يَكْتُبْ. Donc الجَزْم c’est simplement « pas de voyelle du tout », le quatrième état et celui que les noms ne voient jamais.
7. Les propres marques فَرْعِيّ du verbe : deux suppressions. Là où un verbe ne peut pas montrer une voyelle, il montre l’état en laissant tomber quelque chose.
- حَذْفُ النّونِ. الأَفْعالُ الخَمْسَةُ — les cinq cases qui se terminent par ن (تَكْتُبينَ، تَكْتُبانِ، يَكْتُبانِ، تَكْتُبونَ، يَكْتُبونَ) — sont مَرْفوع avec ce ن et le perdent à la fois au المَنْصوب et au المَجْزوم : يَكْتُبونَ → لَنْ يَكْتُبوا، لَمْ يَكْتُبوا. L’alif muet après ـوا est une orthographe obligatoire.
- حَذْفُ حَرْفِ الْعِلَّةِ. Un verbe dont la dernière lettre est و، ا ou ي (leçon 51) n’a nulle part où mettre un soukoun, donc المَجْزوم ampute cette lettre : يَمْشي → لَمْ يَمْشِ، يَدْعو → لَمْ يَدْعُ، يَنْسى → لَمْ يَنْسَ. La voyelle brève laissée derrière est la trace de la lettre manquante, et toute la différence visible entre « il marche » et « il n’a pas marché ».
Et deux cases ne bougent pour personne : يَكْتُبْنَ et تَكْتُبْنَ sont مَبْنِيّ, identiques dans les trois états, parce que leur ن est le pronom sujet et non une marque.
8. المَبْنِيُّ : les mots qui ne changent jamais. Une grande part de la langue est exemptée. مَبْنِيّ signifie « construit, fixe » — une forme, gardée quel que soit le rôle du mot. Les groupes principaux : les pronoms (أَنا، هُوَ، هُمْ, et les attachés ـهُ، ـكَ، ـي), les démonstratifs (هٰذا، هٰذِهِ، ذٰلِكَ، أُولٰئِكَ), les relatifs (الَّذي، الَّتي، الَّذينَ), le passé (كَتَبَ، كَتَبْتُ، كَتَبوا), l’impératif (اُكْتُبْ، اِجْلِسْ), et la plupart des mots interrogatifs (مَنْ، ما، كَيْفَ، مَتى). Les duels sont l’exception dans l’exception : هٰذانِ / هٰذَيْنِ et اللَّذانِ / اللَّذَيْنِ se fléchissent, exactement comme المُثَنّى.
9. مَحَلُّ الإِعْرابِ, en un paragraphe. Un mot مَبْنِيّ a quand même un rôle, donc les grammairiens disent qu’il est en position de cas : فِي مَحَلِّ رَفْعٍ، فِي مَحَلِّ نَصْبٍ، فِي مَحَلِّ جَرٍّ. Dans قَرَأْتُ هٰذا الْكِتابَ le complément est هٰذا — figé en forme, mais فِي مَحَلِّ نَصْبٍ, le الْكِتابَ suivant montrant la fatha à sa place. Dans بَيْتُهُ le ـهُ est فِي مَحَلِّ جَرٍّ, et des propositions entières reçoivent le même traitement. Vous n’avez jamais à produire ce vocabulaire, mais il explique pourquoi une grammaire arabe appellera un mot « accusatif » alors qu’il n’a visiblement aucune fatha.
10. Presque rien de tout cela ne s’entend. En الْوَقْف — s’arrêter à la fin d’un groupe — l’arabe lâche la voyelle brève finale et le tanwīn, comme l’expose le guide de prononciation. الْمُدَرِّسُ، الْمُدَرِّسَ et الْمُدَرِّسِ se prononcent tous الْمُدَرِّسْ ; لَنْ يَكْتُبَ et لَمْ يَكْتُبْ sortent pareil. Le seul survivant est l’accusatif indéfini, dont l’alif se lit comme un ā long : رَأَيْتُ كِتابًا se termine par -ā. Donc les marques vocaliques ne s’entendent que là où rien ne tombe — lecture soignée à voix haute, débit d’un journaliste, discours soutenus, récitation — et à l’intérieur d’un groupe qui continue.
Les marques par lettres sont une autre histoire. ـونَ contre ـينَ، ـانِ contre ـيْنِ، أَبو contre أَبا contre أَبي, et un ن manquant sont consonantiques : on ne peut pas les laisser tomber, et on les entend dès que quelqu’un parle فُصْحى tout court. D’où l’ordre pratique de cette leçon — les marques فَرْعِيّ dont vous avez besoin pour parler, les أَصْلِيّ pour écrire et lire à voix haute.
11. Laissé à la leçon suivante. المَمْنوعُ مِنَ الصَّرْفِ refuse le tanwīn et prend une fatha au lieu d’une kasra au الجَرّ, et الاسْمُ المَقْصورُ (مُسْتَشْفى) et المَنْقوصُ (القاضي) cachent leurs terminaisons dans une voyelle longue finale. Tout cela est la leçon 41.
Formes et structures
Les quatre états et leurs marques par défaut :
| الحالَة | العَلامَةُ الأَصْلِيَّة | اِسْم | فِعْل مُضارِع |
|---|---|---|---|
| الرَّفْع | الضَّمَّة | الْمُدَرِّسُ | يَكْتُبُ |
| النَّصْب | الفَتْحَة | الْمُدَرِّسَ | يَكْتُبَ |
| الجَرّ | الكَسْرَة | الْمُدَرِّسِ | - (لا يوجَدُ) |
| الجَزْم | السُّكون | - (لا يوجَدُ) | يَكْتُبْ |
Un nom indéfini ordinaire :
| الحالَة | الشَّكْل | مِثال | Traduction |
|---|---|---|---|
| مَرْفوع | مُدَرِّسٌ | جاءَ مُدَرِّسٌ جَديدٌ | un nouveau professeur est arrivé |
| مَنْصوب | مُدَرِّسًا | رَأَيْتُ مُدَرِّسًا جَديدًا | j’ai vu un nouveau professeur |
| مَجْرور | مُدَرِّسٍ | تَحَدَّثْتُ مَعَ مُدَرِّسٍ جَديدٍ | j’ai parlé avec un nouveau professeur |
Le même nom rendu défini — une voyelle au lieu du tanwīn :
| الحالَة | الشَّكْل | مِثال | Traduction |
|---|---|---|---|
| مَرْفوع | الْمُدَرِّسُ | جاءَ الْمُدَرِّسُ | le professeur est arrivé |
| مَنْصوب | الْمُدَرِّسَ | رَأَيْتُ الْمُدَرِّسَ | j’ai vu le professeur |
| مَجْرور | الْمُدَرِّسِ | مَعَ الْمُدَرِّسِ | avec le professeur |
الْعَلاماتُ الْفَرْعِيَّةُ, les quatre classes sur une grille :
| النَّوْع | مَرْفوع | مَنْصوب | مَجْرور | العَلامَة |
|---|---|---|---|---|
| الأَسْماءُ الخَمْسَة | أَبو الطّالِبِ | أَبا الطّالِبِ | أَبي الطّالِبِ | و / ا / ي |
| المُثَنّى | الطّالِبانِ | الطّالِبَيْنِ | الطّالِبَيْنِ | ـانِ / ـيْنِ |
| جَمْعُ المُذَكَّرِ السّالِم | الْمُدَرِّسونَ | الْمُدَرِّسينَ | الْمُدَرِّسينَ | ـونَ / ـينَ |
| جَمْعُ المُؤَنَّثِ السّالِم | الْمُعَلِّماتُ | الْمُعَلِّماتِ | الْمُعَلِّماتِ | كَسْرَة مَكانَ الفَتْحَة |
L’alif écrit de l’accusatif indéfini :
| الاسْم | مَنْصوب | لِماذا |
|---|---|---|
| كِتابٌ | كِتابًا | consonne finale ordinaire — l’alif s’écrit |
| شَيْءٌ | شَيْئًا | hamza non précédée d’un ā long — l’alif s’écrit |
| مَدْرَسَةٌ | مَدْرَسَةً | se termine par ة — pas d’alif |
| سَيّارَةٌ | سَيّارَةً | se termine par ة — pas d’alif |
| سَماءٌ | سَماءً | hamza après un ā long — pas d’alif |
Le verbe au présent à travers ses trois états — le verbe sain d’abord, puis les cases qui perdent un ن, puis les verbes à finale faible qui perdent une lettre. Les duels des verbes faibles sont omis ; ils se comportent comme les pluriels.
| الضَّمير | مَرْفوع | مَنْصوب | مَجْزوم | العَلامَة |
|---|---|---|---|---|
| هُوَ | يَكْتُبُ | يَكْتُبَ | يَكْتُبْ | ضَمَّة / فَتْحَة / سُكون |
| أَنْتِ | تَكْتُبينَ | تَكْتُبي | تَكْتُبي | حَذْفُ النّون |
| هُما | يَكْتُبانِ | يَكْتُبا | يَكْتُبا | حَذْفُ النّون |
| أَنْتُمْ | تَكْتُبونَ | تَكْتُبوا | تَكْتُبوا | حَذْفُ النّون |
| هُمْ | يَكْتُبونَ | يَكْتُبوا | يَكْتُبوا | حَذْفُ النّون |
| هُنَّ | يَكْتُبْنَ | يَكْتُبْنَ | يَكْتُبْنَ | مَبْنِيّ - لا يَتَغَيَّرُ |
| الفِعْل | مَرْفوع | مَنْصوب | مَجْزوم | العَلامَة |
|---|---|---|---|---|
| مَشى | يَمْشي | يَمْشِيَ | يَمْشِ | حَذْفُ حَرْفِ العِلَّة |
| دَعا | يَدْعو | يَدْعُوَ | يَدْعُ | حَذْفُ حَرْفِ العِلَّة |
| نَسِيَ | يَنْسى | يَنْسى | يَنْسَ | حَذْفُ حَرْفِ العِلَّة |
Les mots qui se tiennent hors du système tout entier :
| النَّوْع | أَمْثِلَة | مُلاحَظَة |
|---|---|---|
| الضَّمائِر | أَنا، هُوَ، هُمْ، ـهُ، ـكَ | مَبْنِيَّة دائِمًا |
| أَسْماءُ الإِشارَة | هٰذا، هٰذِهِ، ذٰلِكَ، أُولٰئِكَ | مَبْنِيَّة - عَدا هٰذانِ / هٰذَيْنِ |
| الأَسْماءُ المَوْصولَة | الَّذي، الَّتي، الَّذينَ | مَبْنِيَّة - عَدا اللَّذانِ / اللَّذَيْنِ |
| الفِعْلُ الماضي وفِعْلُ الأَمْر | كَتَبَ، كَتَبْتُ، اُكْتُبْ | مَبْنِيّ دائِمًا |
| أَدَواتُ الاسْتِفْهام | مَنْ، ما، كَيْفَ، مَتى | مَبْنِيَّة |
Exemples
| العربية | Français |
|---|---|
| وَصَلَ الْمُدَرِّسُ إِلَى الْمَدْرَسَةِ مُبَكِّرًا. | Le professeur est arrivé à l’école de bonne heure. |
| سَأَلْتُ الْمُدَرِّسَ عَنْ واجِبِ الْيَوْمِ. | J’ai demandé au professeur le devoir d’aujourd’hui. |
| جَلَسْتُ مَعَ الْمُدَرِّسِ فِي الْمَكْتَبِ. | Je me suis assis avec le professeur dans le bureau. |
| قَرَأْتُ كِتابًا طَويلًا فِي اللَّيْلِ. | J’ai lu un long livre le soir. |
| زُرْنا مَدْرَسَةً قَديمَةً فِي وَسَطِ الْمَدينَةِ. | Nous avons visité une vieille école au centre-ville. |
| رَأَيْنا سَماءً صافِيَةً بَعْدَ الْمَطَرِ. | Nous avons vu un ciel clair après la pluie. |
| جاءَ أَبو الطّالِبِ إِلَى الْمَدْرَسَةِ. | Le père de l’étudiant est venu à l’école. |
| شَكَرْتُ أَبا الطّالِبِ عَلى مُساعَدَتِهِ. | J’ai remercié le père de l’étudiant pour son aide. |
| تَحَدَّثْتُ إِلى أَخي صَديقي أَمْسِ. | J’ai parlé au frère de mon ami hier. |
| قابَلْتُ الطّالِبَيْنِ بَعْدَ الدَّرْسِ. | J’ai rencontré les deux étudiants après la leçon. |
| يَعْمَلُ الْمُهَنْدِسونَ فِي الشَّرِكَةِ الْجَديدَةِ. | Les ingénieurs travaillent dans la nouvelle entreprise. |
| رَأَيْتُ الْمُعَلِّماتِ فِي ساحَةِ الْمَدْرَسَةِ. | J’ai vu les enseignantes dans la cour de l’école. |
| لَمْ يَكْتُبْ أَحْمَدُ واجِبَهُ أَمْسِ. | Ahmad n’a pas écrit son devoir hier. |
| لَمْ يَمْشِ الْمَريضُ فِي الْحَديقَةِ الْيَوْمَ. | Le patient n’a pas marché dans le jardin aujourd’hui. |
Erreurs fréquentes
- رَأَيْتُ الْمُعَلِّماتَ -> رَأَيْتُ الْمُعَلِّماتِ — le pluriel sain féminin n’a pas de fatha du tout. Son accusatif emprunte la kasra du génitif, et lui est identique.
- سَأَلْتُ الْمُدَرِّسونَ -> سَأَلْتُ الْمُدَرِّسينَ — ـونَ marque الرَّفْع seulement. Un complément, et tout ce qui suit une préposition, prend ـينَ.
- مَعَ الطّالِبانِ -> مَعَ الطّالِبَيْنِ — le duel fonctionne de la même façon : ـانِ pour le sujet, ـيْنِ partout ailleurs, avec une kasra sur le ن.
- رَأَيْتُ أَبو الطّالِبِ -> رَأَيْتُ أَبا الطّالِبِ — l’un des الأَسْماء الخَمْسَة, donc son accusatif est la lettre ا, pas une fatha sur un ب.
- قَرَأْتُ كِتابٍ -> قَرَأْتُ كِتابًا — un COD est مَنْصوب. Les kasratān appartiennent après une préposition ou dans une إِضافَة, pas après un verbe transitif.
- زُرْنا مَدْرَسَةاً -> زُرْنا مَدْرَسَةً — un nom qui se termine par ة ne prend pas d’alif écrit, et سَماءً non plus après son ā long. En ajouter un est une faute d’orthographe, pas une variante.
- لَمْ يَكْتُبُ -> لَمْ يَكْتُبْ — لَمْ exige الجَزْم, et la marque de الجَزْم est l’absence de voyelle.
- لَمْ يَكْتُبونَ -> لَمْ يَكْتُبوا — l’un des الأَفْعال الخَمْسَة : الجَزْم enlève le ن, et l’alif muet s’écrit à sa place.
- لَمْ يَمْشي -> لَمْ يَمْشِ — un verbe à finale faible marque الجَزْم en supprimant sa dernière lettre, ne laissant que la kasra qui la soutenait.
- كَتَبُ الطّالِبُ الدَّرْسَ -> كَتَبَ الطّالِبُ الدَّرْسَ — le passé est مَبْنِيّ. Sa fatha est fixe et n’a rien à voir avec le cas ; elle ne se transforme jamais en damma.
Conseils
- Apprenez le système comme deux listes, pas une : les trois voyelles simples pour les noms ordinaires, et les quatre classes فَرْعِيّ. Presque toute terminaison que vous écrirez jamais est dans l’une ou l’autre.
- Répétez les quatre classes فَرْعِيّ à voix haute par triplets — أَبو أَبا أَبي، الطّالِبانِ الطّالِبَيْنِ الطّالِبَيْنِ، الْمُدَرِّسونَ الْمُدَرِّسينَ الْمُدَرِّسينَ. Ce sont des consonnes, donc elles survivent dans la parole réelle et rendent l’effort tout de suite.
- Gardez une phrase en permanence en tête comme antidote à l’erreur la plus courante de cette leçon : رَأَيْتُ الْمُعَلِّماتِ. Kasra sur un complément, et c’est correct.
- Servez-vous de la ligne-mémoire الجَرُّ لِلْأَسْماءِ والجَزْمُ لِلْأَفْعالِ dès que vous n’êtes pas sûr lequel des quatre états un mot peut même occuper.
- Ne chassez pas les terminaisons de cas dans un journal ordinaire non vocalisé — elles ne sont pas imprimées. Cherchez plutôt ce qui s’écrit : l’alif de ـًا, la paire ـونَ / ـينَ, un ن manquant.
- Entraînez-vous en lisant un texte vocalisé à voix haute sans vous arrêter entre les mots. Faire courir le groupe est la seule situation qui vous force à prononcer ces terminaisons.
- Ignorez pour l’instant l’analyse soutenue إِعْراب — l’exercice où l’on étiquette chaque mot مَرْفوعٌ وعَلامَةُ رَفْعِهِ كَذا. C’est une tradition scolaire, pas un chemin vers la fluidité.