Quand le masdar et les participes prennent des compléments

C1 عَمَلُ المَصْدَرِ واسْمِ الفاعِل 67 / 70

En bref

La leçon 54 vous a donné le masdar comme mot : كَتَبَ donne كِتابَةٌ, اِسْتَقْبَلَ donne اِسْتِقْبالٌ. Cette leçon le donne comme une phrase en miniature. Un مَصْدَر n’a pas cessé d’être un verbe à l’intérieur : il peut encore nommer qui fait l’action et sur quoi l’action tombe, et il distribue à ces deux noms leurs terminaisons comme le ferait un verbe. اِنْتِظارُ الطّالِبِ الأُسْتاذَ n’est pas trois mots détachés — c’est « l’étudiant a attendu le professeur » comprimé en un seul groupe nominal, avec الطّالِب comme agent et الأُسْتاذ comme complément.

Les grammairiens arabes appellent cela العَمَل, « le travail » — un nom qui fait le travail d’un verbe. Deux familles de mots le font : le مَصْدَر, et les participes que vous avez construits à la leçon 53, اسْمُ الفاعِلِ et اسْمُ المَفْعولِ. L’effort en vaut la peine, parce que c’est le mécanisme de la prose soutenue : un titre de journal, une clause de contrat, un communiqué ministériel et un résumé académique sont en grande partie des chaînes de ces groupes, et ils sont illisibles tant que vous ne distinguez pas la case de l’agent de la case du complément. Rien ici ne concerne la construction des noms eux-mêmes — les leçons 58 et 59 s’en chargent. Cette leçon ne traite que de ce qu’ils font aux mots autour d’eux.

La règle

1. Ce que « travailler » veut dire. Un verbe assigne des cas : فاعِل مَرْفوع et مَفْعول بِهِ مَنْصوب. Un مَصْدَر fait la même chose de façon comprimée — il prend l’agent comme second terme d’une إِضافَة (génitif, leçon 20) et laisse le complément à l’accusatif. Ainsi la damma du verbe sur le sujet devient une kasra, tandis que la fatha du complément n’est pas touchée. Cet unique échange, c’est toute la construction :

قَرَأَ الطّالِبُ الْكِتابَ ← قِراءَةُ الطّالِبِ الْكِتابَ.

Le مَصْدَر lui-même prend le cas que sa propre case dans la phrase extérieure exige — sujet, complément, ou génitif après une préposition ou un ظَرْف — exactement comme l’enseignait la leçon 54. Son régime interne est une question séparée de son cas externe, et tenir ces deux choses à part, c’est l’essentiel du savoir-faire.

2. La case du sujet est une vraie إِضافَة, donc elle obéit à la loi de إِضافَة. Un مُضاف ne porte ni tanwīn ni ال : قِراءَةُ الطّالِبِ, jamais قِراءَةٌ الطّالِبِ et jamais الْقِراءَةُ الطّالِبِ. L’agent peut tout aussi bien être un suffixe pronominal, et c’est le cas le plus fréquent de tous : قِراءَتُهُ الْكِتابَ « sa lecture du livre », اِسْتِقْبالُنا الضُّيوفَ « notre accueil des invités ».

3. Sans agent nommé, le complément passe dans la case إِضافَة. Si l’agent est évident ou sans importance, le complément lui-même devient le مُضاف إِلَيْهِ et va au génitif : بَعْدَ قِراءَةِ الْكِتابِ « après la lecture du livre », عِنْدَ تَوْقيعِ الاتِّفاقِ « lors de la signature de l’accord ». Un seul nom peut occuper cette case, donc dès qu’un agent apparaît le complément est poussé à l’accusatif. Lisez les deux structures comme une paire :

  • بَعْدَ قِراءَةِ الْكِتابِ — pas d’agent, complément au génitif.
  • بَعْدَ قِراءَةِ الطّالِبِ الْكِتابَ — agent au génitif, complément à l’accusatif.

4. L’ambiguïté, et la soupape moderne لِـ. Un groupe comme مُساعَدَةُ الطّالِبِ peut vouloir dire « aider l’étudiant » (génitif = complément) ou « l’aide de l’étudiant » (génitif = agent). Le contexte décide d’ordinaire, mais l’arabe écrit moderne a une habitude plus nette : mettre l’agent dans إِضافَة et rattacher le complément avec لِـ. مُساعَدَةُ الْمُعَلِّمِ لِلطّالِبِ est sans équivoque, et اِنْتِظارُ الطّالِبِ لِلْأُسْتاذِ est ce qu’un journal imprimera plus volontiers que l’accusatif classique. Les deux sont corrects. Lisez la version à l’accusatif, écrivez la version en لِـ — vous ne serez jamais dans l’erreur et jamais mal compris.

5. L’ordre est fixe : l’agent d’abord, le complément ensuite. الْمَصْدَر, puis l’agent au génitif, puis le complément à l’accusatif. Vous ne pouvez pas avancer le complément, et vous ne pouvez pas séparer le مَصْدَر de son génitif. Tout le reste dans le groupe — adverbes, groupes prépositionnels, un حال — vient après le complément : سَماعُ النّاسِ الْخَبَرَ فَجْأَةً.

6. Le مَصْدَر au tanwīn : reconnaissance seulement. Classiquement, un مَصْدَر qui porte le tanwīn au lieu d’être مُضاف garde le schéma verbal complet — l’agent reste مَرْفوع et le complément reste مَنْصوب : يُعْجِبُني إِتْقانٌ الْعامِلُ عَمَلَهُ. C’est de l’arabe authentique, mais il appartient aux registres plus anciens et très littéraires ; vous le rencontrerez dans les citations classiques et dans la prose plus ancienne, et vous ne devez jamais le produire vous-même. Son équivalent moderne est l’iḍāfa ordinaire إِضافَة : إِتْقانُ الْعامِلِ عَمَلَهُ. Il en va de même pour un مَصْدَر avec ال qui gouverne un accusatif — grammatical en principe, guindé dans la pratique.

7. Comment on le lit et comment on l’écrit. Dans قِراءَةُ الْكِتابِ le ة est la lettre finale d’un مُضاف, donc il n’est jamais en pause et se prononce comme un t plein. Et toute la leçon est invisible dans un texte ordinaire : قراءة الطالب الكتاب montre les mêmes lettres que le dernier mot soit le complément (accusatif) ou autre chose (génitif). Les seuls signaux qu’un lecteur normal reçoit sont l’ordre des mots et le sens — c’est exactement pourquoi le لِـ de la règle 4 s’est répandu dans la prose moderne, puisque ل est une lettre et survit à la perte des signes vocaliques.

8. اسْمُ الفاعِلِ avec ال fonctionne sans conditions. Avec l’article, le participe actif se comporte comme une proposition relative — الْكاتِبُ = « celui qui écrit / a écrit / est en train d’écrire » — et il gouverne librement, dans n’importe quel cadre temporel : الْكاتِبُ الدَّرْسَ عَلَى السَّبّورَةِ هُوَ الْمُعَلِّمُ. À côté de l’accusatif, vous verrez le participe rendu مُضاف de son propre complément : الْكاتِبُ الدَّرْسِ. Cette إِضافَة s’appelle لَفْظِيَّة — « formelle » — parce que ce n’est qu’une commodité d’orthographe : elle ne rend pas le participe défini, c’est pourquoi ال peut s’y poser quand le mot après lui est lui-même défini, et pourquoi le même groupe peut décrire un nom indéfini, هٰذا رَجُلٌ حافِظُ الْعَهْدِ.

9. Un اسْمُ الفاعِلِ nu a besoin de deux choses à la fois. Sans l’article, le participe ne gouverne que lorsque (a) il signifie maintenant ou dans le futur, jamais le passé, et (b) il s’appuie sur un mot d’appui devant lui — une négation, une particule interrogative, un مُبْتَدَأ dont il est le خَبَر, un nom qu’il décrit (مَوْصوف), ou une position de حال. أَقادِمٌ أَخوكَ؟ a les deux : un sens de futur, et la hamza interrogative qui le soutient. Remarquez ce qu’est أَخوكَ ici — le فاعِل propre du participe, et donc مَرْفوع. Un participe nu en tête de phrase, sans rien sur quoi s’appuyer, est rejeté par les grammaires de référence : écrivez un verbe à la place.

10. اسْمُ الْمَفْعولِ élève un نائِبُ فاعِلٍ. Le participe passif obéit aux mêmes conditions que l’actif, mais ce qu’il élève est un substitut de l’agent (leçon 52), donc ce nom est مَرْفوع : مَحْمودٌ خُلُقُهُ « son caractère est loué », أَمَفْهومَةٌ الْقَواعِدُ؟ « les règles sont-elles comprises ? ». Un test utile : si vous pouvez tourner le groupe en « dont le X est Y-é », vous avez affaire à un اسْمُ مَفْعول avec son نائِب فاعِل.

11. Ce que cette leçon laisse de côté. Le ما المَصْدَرِيَّة qui forme une proposition — بَعْدَما وَصَلَ — appartient à la leçon 68, et les schèmes intensifs comme فَعّال, qui gouvernent comme un اسْمُ فاعِل, dépassent ce parcours. La formation de chaque nom employé ici est aux leçons 53 et 54.

Formes et structures

Tableau 1 — le مَصْدَر avec son agent nommé : agent au génitif, complément à l’accusatif.

التَّرْكيبالمَصْدَرالفاعِل (مَجْرور)المَفْعول (مَنْصوب)Traduction
اِنْتِظارُ الطّالِبِ الأُسْتاذَاِنْتِظارُالطّالِبِالأُسْتاذَl’attente de l’étudiant pour le professeur
بَعْدَ سَماعِ النّاسِ الْخَبَرَسَماعِالنّاسِالْخَبَرَaprès que les gens ont entendu la nouvelle
دِراسَةُ اللَّجْنَةِ التَّقْريرَدِراسَةُاللَّجْنَةِالتَّقْريرَl’étude du rapport par la commission
مُساعَدَةُ الْمُعَلِّمِ الطُّلّابَمُساعَدَةُالْمُعَلِّمِالطُّلّابَl’aide du professeur aux étudiants
اِسْتِقْبالُ الرَّئيسِ الْوَفْدَاِسْتِقْبالُالرَّئيسِالْوَفْدَl’accueil de la délégation par le président
قِراءَتُهُ الْكِتابَقِراءَتُهُـهُالْكِتابَsa lecture du livre

Tableau 2 — pas d’agent nommé : le complément lui-même devient le مُضاف إِلَيْهِ. La dernière ligne est la variante en لِـ de la règle 4 : là, un agent est nommé, et le complément se rattache à لِـ au lieu de cette case.

التَّرْكيبالمَصْدَرالمَفْعول (مُضاف إِلَيْهِ، مَجْرور)Traduction
بَعْدَ قِراءَةِ الْكِتابِقِراءَةِالْكِتابِaprès la lecture du livre
عِنْدَ تَوْقيعِ الاتِّفاقِتَوْقيعِالاتِّفاقِlors de la signature de l’accord
كِتابَةُ الرِّسالَةِكِتابَةُالرِّسالَةِl’écriture de la lettre
اِسْتِقْبالُ الْوَفْدِاِسْتِقْبالُالْوَفْدِl’accueil de la délégation
مُساعَدَةُ الطُّلّابِمُساعَدَةُالطُّلّابِaider les étudiants (ou : l’aide des étudiants)
مُساعَدَةُ الْمُعَلِّمِ لِلطُّلّابِمُساعَدَةُلِلطُّلّابِ (مَجْرور بِاللّامِ)l’aide du professeur aux étudiants (la version en لِـ)

Tableau 3 — le مَصْدَر au tanwīn : classique, pour la reconnaissance seulement. L’agent, s’il est nommé, reste au nominatif.

التَّرْكيبُ الْقَديمُالفاعِلالمَفْعولالْمُعادِلُ الْحَديثُ
يُعْجِبُني إِتْقانٌ الْعامِلُ عَمَلَهُالْعامِلُ (مَرْفوع)عَمَلَهُ (مَنْصوب)إِتْقانُ الْعامِلِ عَمَلَهُ
عَجِبْتُ مِنْ إِهْمالٍ الْواجِبَغَيْرُ مَذْكورٍالْواجِبَ (مَنْصوب)إِهْمالِ الْواجِبِ

Tableau 4 — les mots employés plus haut, pour que vous voyiez مَصْدَر et participe côte à côte. La formation est aux leçons 53 et 54 ; ici ils ne sont que la matière première.

الجَذْرالوَزْنالفِعْلالمَصْدَراسْمُ الفاعِلاسْمُ الْمَفْعول
ك-ت-بjeكَتَبَكِتابَةٌكاتِبٌمَكْتوبٌ
د-ر-سjeدَرَسَدِراسَةٌدارِسٌمَدْروسٌ
ق-ر-أI (مَهْموزُ اللّامِ)قَرَأَقِراءَةٌقارِئٌمَقْروءٌ
س-ع-دIIIساعَدَمُساعَدَةٌمُساعِدٌمُساعَدٌ
ق-ب-لXاِسْتَقْبَلَاِسْتِقْبالٌمُسْتَقْبِلٌمُسْتَقْبَلٌ

Tableau 5 — ce qui autorise un اسْمُ فاعِل nu, c’est-à-dire sans ال. La dernière ligne n’a besoin d’aucun autorisateur du tout.

المُسَوِّغمِثالTraduction
نَفْيما مُسافِرَةٌ أُخْتي غَدًاma sœur ne voyage pas demain
اِسْتِفْهامأَقادِمٌ أَخوكَ؟ton frère vient-il ?
خَبَرٌ عَنْ مُبْتَدَإٍأَنا قارِئٌ الْكِتابَ غَدًاje vais lire le livre demain
مَوْصوفجاءَ رَجُلٌ حافِظٌ عَهْدَهُun homme qui tient parole est venu
حالدَخَلَ حامِلًا كُتُبَهُil est entré en portant ses livres
مُحَلًّى بِـ«ال»الْكاتِبُ الدَّرْسَ / الْكاتِبُ الدَّرْسِcelui qui écrit la leçon

Exemples

العربيةFrançais
طالَ اِنْتِظارُ الطّالِبِ الأُسْتاذَ أَمامَ الْمَكْتَبِ.L’attente de l’étudiant pour le professeur devant le bureau s’est prolongée.
بَعْدَ سَماعِ النّاسِ الْخَبَرَ، خَرَجوا إِلَى الشّارِعِ.Après que les gens ont entendu la nouvelle, ils sont sortis dans la rue.
لا يَجوزُ التَّوْقيعُ قَبْلَ قِراءَةِ الْعَقْدِ كامِلًا.Signer n’est pas permis avant d’avoir lu le contrat en entier.
عِنْدَ تَوْقيعِ الاتِّفاقِ حَضَرَ وَزيرانِ.Deux ministres étaient présents à la signature de l’accord.
مُساعَدَةُ الْجارِ جارَهُ أَمْرٌ طَبيعِيٌّ.Qu’un voisin aide son voisin est une chose naturelle.
مِنَ الْمُنْتَظَرِ اسْتِقْبالُ الرَّئيسِ الْوَفْدَ غَدًا.On s’attend à ce que le président reçoive la délégation demain.
تَأَخَّرَ الْقَرارُ بِسَبَبِ مُراجَعَةِ الْوِزارَةِ لِلْأَرْقامِ.La décision a été retardée parce que le ministère révisait les chiffres.
الْكاتِبُ الدَّرْسَ عَلَى السَّبّورَةِ هُوَ الْمُعَلِّمُ الْجَديدُ.Celui qui écrit la leçon au tableau est le nouveau professeur.
جاءَنا رَجُلٌ حافِظٌ عَهْدَهُ.Un homme qui tient parole est venu chez nous.
أَقادِمٌ أَخوكَ مَعَنا إِلَى الْمَطارِ؟Ton frère vient-il avec nous à l’aéroport ?
ما مُسافِرَةٌ أُخْتي هٰذا الأُسْبوعَ.Ma sœur ne voyage pas cette semaine.
أَنا قارِئٌ الْكِتابَ كُلَّهُ قَبْلَ الامْتِحانِ.Je vais lire le livre entier avant l’examen.
دَخَلَ الطّالِبُ حامِلًا كُتُبَهُ.L’étudiant est entré en portant ses livres.
هُوَ رَجُلٌ مَحْمودٌ خُلُقُهُ بَيْنَ زُمَلائِهِ.C’est un homme dont le caractère est loué parmi ses collègues.

Erreurs fréquentes

  • اِنْتِظارُ الطّالِبِ الأُسْتاذِ -> اِنْتِظارُ الطّالِبِ الأُسْتاذَ — une fois que l’agent a pris la case إِضافَة, le complément ne peut pas être lui aussi au génitif. C’est le مَفْعول بِهِ du مَصْدَر, donc fatha. Si l’accusatif vous déplaît, écrivez اِنْتِظارُ الطّالِبِ لِلْأُسْتاذِ.
  • قِراءَةٌ الْكِتابِ -> قِراءَةُ الْكِتابِ — un مُضاف ne porte jamais de tanwīn. Dès qu’un génitif suit, le ـٌ s’en va.
  • الْقِراءَةُ الْكِتابِ -> قِراءَةُ الْكِتابِ — et un مُضاف ne porte jamais ال non plus. La définition vient du second terme. (La seule exception est إِضافَة لَفْظِيَّة du participe à la règle 8 : الْكاتِبُ الدَّرْسِ est juste, parce que cette إِضافَة n’est que formelle.)
  • بَعْدَ سَماعِ النّاسُ الْخَبَرَ -> بَعْدَ سَماعِ النّاسِ الْخَبَرَ — l’agent d’un مَصْدَر n’est pas مَرْفوع. Il est مَجْرور par la forme, même si l’oreille clame « sujet » tout fort.
  • عِنْدَ تَوْقيعُ الاتِّفاقِ -> عِنْدَ تَوْقيعِ الاتِّفاقِ — عِنْدَ et بَعْدَ sont des ظُروف, et ce qui les suit est un مُضاف إِلَيْهِ, donc le مَصْدَر lui-même est au génitif avant de gouverner quoi que ce soit.
  • أَنا كاتِبُ الرِّسالَةَ -> أَنا كاتِبُ الرِّسالَةِ — vous ne pouvez pas mélanger les deux constructions. Ou bien le participe est مُضاف et le nom est au génitif (كاتِبُ الرِّسالَةِ), ou bien le participe garde son tanwīn et le nom est à l’accusatif (كاتِبٌ الرِّسالَةَ).
  • هُوَ كاتِبٌ الرِّسالَةَ أَمْسِ -> هُوَ الَّذي كَتَبَ الرِّسالَةَ أَمْسِ — un participe nu ne peut pas gouverner avec un sens de passé. Employez un verbe, ou employez l’article : هُوَ الْكاتِبُ الرِّسالَةَ أَمْسِ.
  • كاتِبٌ الطّالِبُ الدَّرْسَ -> الطّالِبُ كاتِبٌ الدَّرْسَ — un participe indéfini a besoin de quelque chose devant lui sur quoi s’appuyer. Comme خَبَر d’un مُبْتَدَأ antéposé, c’est bon ; ouvrir une phrase avec lui, non.
  • مَحْمودٌ خُلُقَهُ -> مَحْمودٌ خُلُقُهُ — ce qu’un اسْمُ مَفْعول élève est un نائِب فاعِل, et un نائِب فاعِل est مَرْفوع. Le complément à l’accusatif appartient au participe actif.
  • أَقادِمٌ أَخاكَ؟ -> أَقادِمٌ أَخوكَ؟ — le nom après le participe ici est son فاعِل, pas son complément ; et أَخ est l’un des الأَسْماء الخَمْسَة, donc le nominatif se montre comme و.

Conseils

  • Comptez les noms après le مَصْدَر. Un nom, et il est au génitif — c’est d’ordinaire le complément. Deux noms, et le premier (génitif) est l’agent, le second (accusatif) est le complément. Cette seule question résout la plupart des phrases de presse.
  • Traduisez chaque groupe de ce type en une proposition française avant de continuer : اِسْتِقْبالُ الرَّئيسِ الْوَفْدَ devient « le président a reçu la délégation ». Si vous n’arrivez pas à produire une proposition, vous n’avez pas analysé le groupe.
  • Construisez le groupe à partir d’une vraie phrase, jamais dans le vide : écrivez d’abord la phrase verbale, puis rétrogradez le verbe en son مَصْدَر, faites tomber le sujet dans إِضافَة, et laissez le complément tranquille.
  • Pour votre propre écriture, préférez la version en لِـ — مُراجَعَةُ الْوِزارَةِ لِلْأَرْقامِ. C’est l’usage moderne standard, c’est sans ambiguïté, et cela survit à un texte non vocalisé.
  • Dites le ة à voix haute comme un t chaque fois que le mot est un مُضاف. Entendre قِراءَةُ الْكِتابِ avec son t est un rappel rapide que le groupe n’est pas fini.
  • Avec les participes, traitez ال comme la voie sûre : avec l’article ils gouvernent à n’importe quel temps et n’ont besoin d’aucun autorisateur, donc la plupart de ce que vous voulez dire peut se dire avec الْـ plus un accusatif.
  • Ignorez tout à fait le مَصْدَر au tanwīn pour la production. Reconnaissez-le dans la prose plus ancienne, puis convertissez-le mentalement en une إِضافَة et continuez.
  • Les journaux sont l’exercice de cette leçon. Prenez un titre par jour, marquez le مَصْدَر, marquez l’agent, marquez le complément, et réécrivez-le en phrase verbale complète.