Les pronoms suffixes : mon, ton, son
A1 الضَّمائِرُ المُتَّصِلَةُ بِالأَسْماء 7 / 70
En bref
Le français possède avec un petit mot à part devant : « mon livre », « sa voiture ». L’arabe possède avec une terminaison collée au dos du nom : كِتابي، سَيّارَتُها. Pas d’espace, pas d’apostrophe et pas de mot en plus — le pronom devient une partie du nom, et le nom grandit d’une syllabe ou deux. La leçon précédente vous a donné les pronoms autonomes أَنا، أَنْتَ، هُوَ ; celle-ci vous donne leurs jumeaux suffixes, qui sont les formes que vous écrirez le plus souvent.
Deux conséquences suivent tout de suite, et c’est ce qui rend cette leçon digne d’être lue deux fois. Première : un nom qui porte l’une de ces terminaisons est déjà défini — « mon livre » est un livre particulier — donc il refuse الـ et il refuse le tanwīn. Seconde : les toutes mêmes terminaisons s’attachent aux prépositions : لَهُ، مِنْهُ، عَلَيْها، مَعَنا. Apprenez l’ensemble une fois et vous avez couvert noms et prépositions ensemble, avec seulement de petits ajustements prévisibles à la jointure.
La règle
1. Douze terminaisons, un seul ensemble. L’arabe a un pronom suffixe pour chaque personne que couvrent les pronoms autonomes : ـي، ـكَ، ـكِ، ـهُ، ـها، ـنا، ـكُما، ـكُمْ، ـكُنَّ، ـهُما، ـهُمْ، ـهُنَّ. On les écrit soudés au mot hôte, jamais séparés par un espace, et l’hôte garde sa propre vocalisation devant eux : كِتابُكَ est un mot de quatre syllabes. Remarquez la logique interne — ك veut dire « toi » partout, ه veut dire « lui / elle / eux », ن veut dire « nous », ي veut dire « moi ». Tout ce qui suit cette première consonne n’est que la queue de nombre et de genre déjà rencontrée sur les pronoms autonomes.
2. ـي avale la terminaison de cas. Onze des douze terminaisons se posent par-dessus la voyelle finale normale du nom : كِتابُ + كَ = كِتابُكَ, la damma encore audible. Le ـي de la première personne est différent. Il prend la dernière consonne du nom pour lui, et la terminaison de cas disparaît dessous :
- كِتابٌ / الكِتابُ → كِتابي — jamais *كِتابُي، jamais *كِتابٌي
- بَيْتٌ → بَيْتي، صَديقٌ → صَديقي، اِسْمٌ → اِسْمي
Le résultat est invariable. Quoi que la phrase fasse du mot, « mon livre » reste كِتابي : كِتابي جَديدٌ (sujet), قَرَأْتُ كِتابي (COD), فِي كِتابي (après une préposition). C’est une forme à apprendre au lieu de trois, donc la terminaison la plus utile de la langue est aussi la plus facile.
3. Un nom suffixé est défini — pas de الـ, pas de tanwīn. C’est la règle que les débutants cassent le plus souvent. La terminaison pointe vers un possesseur précis, ce qui rend le nom précis, donc les deux marques ordinaires du défini et de l’indéfini sont toutes deux bloquées :
- الكِتابي est impossible — l’article et le suffixe ne peuvent pas partager un mot
- كِتابٌي et كِتابًكَ sont impossibles — le tanwīn ne survit pas à un suffixe
Un adjectif qui décrit un tel nom doit s’accorder en définition, et puisque le nom est défini l’adjectif prend الـ : كِتابي الجَديدُ « mon nouveau livre », سَيّارَتُها الحَمْراءُ « sa voiture rouge ». Enlevez cet article et vous avez changé un groupe de mots en phrase : كِتابي جَديدٌ veut dire « mon livre est nouveau ». Les deux sont de l’arabe correct ; un seul est ce que vous vouliez dire. (La définition elle-même est la leçon 4 ; les adjectifs, la leçon 8.)
Si vous voulez vraiment un indéfini « un livre à moi », l’arabe n’emploie pas de suffixe sur le nom du tout — il dit كِتابٌ لي, en gardant le tanwīn et en mettant le pronom sur une préposition à la place.
4. ة devient ت. Le tāʾ marbūṭa n’existe qu’à la toute fin d’un mot. Dès que l’on ajoute quoi que ce soit derrière, il se dénoue en ت ordinaire et prend la voyelle de cas normalement :
- سَيّارَةٌ → سَيّارَتي، سَيّارَتُكَ، سَيّارَتُها
- مُعَلِّمَةٌ → مُعَلِّمَتُهُ، غُرْفَةٌ → غُرْفَتُنا، مَدْرَسَةٌ → مَدْرَسَتُهُمْ
Écrire *سَيّارَةي, c’est écrire une lettre qui ne peut pas se trouver à cette place. Ce même dénouement reviendra dans l’iḍāfa إِضافَة (leçon 20), donc il vaut de le fixer maintenant.
5. L’hôte garde son propre cas. Le suffixe ne fige pas le nom. Quelle que soit la terminaison que la phrase demande, elle est encore là, assise entre le nom et le suffixe :
- كِتابُهُ جَديدٌ — sujet, donc مَرْفوع
- قَرَأْتُ كِتابَهُ — COD, donc مَنْصوب
- فِي كِتابِهِ — après une préposition, donc مَجْرور
Trois mots différents, un seul sens. Dans l’écriture non vocalisée les trois s’écrivent كتابه, donc seul le contexte dit lequel on veut. L’oral est plus gentil ici que la page : le suffixe abrite la voyelle de cas, donc même quand on s’arrête en fin de phrase et que l’on tombe la dernière voyelle — كِتابُهْ، كِتابَهْ، كِتابِهْ — les trois restent distincts, même à la forme pausale. Cette distinction est donc de la vraie grammaire que l’écriture cache — et c’est exactement pourquoi ce parcours imprime chaque voyelle.
6. هُ s’harmonise en هِ. Les terminaisons de 3e personne qui commencent par ه changent de voyelle quand ce qui vient immédiatement avant elles est une kasra, un ī long, ou la diphtongue ay. La damma bascule en kasra pour s’accorder :
- بِ + هُ = بِهِ، في + هُ = فيهِ، عَلى + هُ = عَلَيْهِ
- كِتابِ + هُ = كِتابِهِ، فِي بَيْتِهِمْ، مِنْ مُعَلِّمَتِهِنَّ
Les quatre formes en ه se comportent ainsi : هُ → هِ، هُما → هِما، هُمْ → هِمْ، هُنَّ → هِنَّ. Après une fatha, une damma, un ā long ou un soukoun, elles gardent la damma : كِتابُهُ، كِتابَهُ، مِنْهُمْ، عِنْدَهُنَّ. C’est de la pure harmonie sonore — la langue reste où elle est déjà — et une fois que vous l’aurez remarquée, vous n’aurez plus à y penser.
7. Les mêmes terminaisons sur les prépositions. Les prépositions prennent l’ensemble identique — et aussi مَعَ et عِنْدَ, qui sont à proprement parler des ظُروف plutôt que des حُروف جَرّ (leçon 16) mais portent les terminaisons exactement de la même façon. Préposition plus pronom s’écrit en un seul mot :
- لِ (à, pour) : لي، لَكَ، لَهُ، لَها، لَنا، لَكُمْ، لَهُمْ
- بِ (avec, par) : بي، بِكَ، بِهِ، بِها، بِنا، بِكُمْ، بِهِمْ
- مَعَ (avec) : مَعي، مَعَكَ، مَعَهُ، مَعَنا، مَعَكُمْ
- عِنْدَ (chez, auprès de) : عِنْدي، عِنْدَكَ، عِنْدَهُ، عِنْدَنا
Quatre jointures demandent de l’attention, et elles sont toutes petites :
- مِنْ et عَنْ doublent leur ن devant ـي et ـنا : مِنّي، مِنّا، عَنّي، عَنّا. Avec toutes les autres terminaisons ils restent inchangés : مِنْكَ، مِنْهُ، عَنْها، عَنْكُمْ.
- لِ échange sa kasra contre une fatha devant chaque terminaison sauf ـي : لَكَ، لَهُ، لَنا، لَهُنَّ — mais لي, où le lām garde sa kasra d’origine.
- عَلى et إِلى retransforment leur ى final en ي : عَلَيْكَ، عَلَيْها، إِلَيْنا، إِلَيْهِمْ. À la première personne les deux yāʾ fusionnent en une seule lettre doublée : عَلَيَّ، إِلَيَّ.
- في fait de même à la première personne seulement : فِيَّ, contre les فيكَ، فيهِ، فينا simples.
8. Ce que cette leçon n’est pas. Trois sujets voisins emploient les mêmes terminaisons ou la même idée, et chacun a sa leçon. Coller un pronom à un verbe pour dire « il a vu moi, je lui ai demandé » est la leçon 29 — l’ensemble est presque identique, avec une différence qui vaut d’attendre. Posséder en mettant deux noms ensemble — بابُ الْبَيْتِ, « la porte de la maison » — c’est l’iḍāfa إِضافَة, leçon 20. Et dire « j’ai une voiture » avec عِنْدي ou لي est la leçon 17. Ici l’on reste au suffixe simple sur un nom ou une préposition.
9. Signaux pour plus tard. Un hôte au duel et un hôte au pluriel sain masculin tombent tous deux leur ن final devant un suffixe (كِتابانِ → كِتاباهُ، مُعَلِّمونَ → مُعَلِّموهُ) ; rencontrez les formes aux leçons 9 et 12 et le mécanisme à la leçon 40. Un petit groupe de noms très fréquents — أَبٌ، أَخٌ et leurs semblables — étirent la voyelle de cas en une lettre longue devant un suffixe : أَبوهُ، أَخوهُ، أَباهُ، أَبيهِ. Celui dont vous avez besoin aujourd’hui est la première personne, inoffensive : أَبي « mon père », أَخي « mon frère ».
Formes et structures
L’ensemble complet sur un nom masculin au nominatif. Les lignes du duel sont imprimées pour mémoire — reconnaissez-les, mais attendez-vous à employer les dix autres bien plus souvent.
| الضَّمير | اللّاحِقَة | مَعَ «كِتاب» | Traduction |
|---|---|---|---|
| أَنا | ـي | كِتابي | mon livre |
| أَنْتَ | ـكَ | كِتابُكَ | ton livre (masc. sing.) |
| أَنْتِ | ـكِ | كِتابُكِ | ton livre (fém. sing.) |
| هُوَ | ـهُ | كِتابُهُ | son livre (à lui) |
| هِيَ | ـها | كِتابُها | son livre (à elle) |
| نَحْنُ | ـنا | كِتابُنا | notre livre |
| أَنْتُما | ـكُما | كِتابُكُما | votre livre (vous deux) |
| أَنْتُمْ | ـكُمْ | كِتابُكُمْ | votre livre (masc. plur.) |
| أَنْتُنَّ | ـكُنَّ | كِتابُكُنَّ | votre livre (fém. plur.) |
| هُما | ـهُما | كِتابُهُما | leur livre (eux deux) |
| هُمْ | ـهُمْ | كِتابُهُمْ | leur livre (masc. plur.) |
| هُنَّ | ـهُنَّ | كِتابُهُنَّ | leur livre (fém. plur.) |
Noms qui se terminent par ة, à travers quatre des terminaisons. Le schéma est le même pour les douze :
| الاسْم | + ـي | + ـكَ | + ـها | + ـهُمْ |
|---|---|---|---|---|
| سَيّارَةٌ | سَيّارَتي | سَيّارَتُكَ | سَيّارَتُها | سَيّارَتُهُمْ |
| مَدْرَسَةٌ | مَدْرَسَتي | مَدْرَسَتُكَ | مَدْرَسَتُها | مَدْرَسَتُهُمْ |
| غُرْفَةٌ | غُرْفَتي | غُرْفَتُكَ | غُرْفَتُها | غُرْفَتُهُمْ |
| مُعَلِّمَةٌ | مُعَلِّمَتي | مُعَلِّمَتُكَ | مُعَلِّمَتُها | مُعَلِّمَتُهُمْ |
La propre terminaison de cas de l’hôte survit sous le suffixe — et entraîne avec elle les formes en ه :
| الحالَة | هُوَ | هُمْ | هُنَّ | أَنا |
|---|---|---|---|---|
| مَرْفوع | كِتابُهُ | كِتابُهُمْ | كِتابُهُنَّ | كِتابي |
| مَنْصوب | كِتابَهُ | كِتابَهُمْ | كِتابَهُنَّ | كِتابي |
| مَجْرور | كِتابِهِ | كِتابِهِمْ | كِتابِهِنَّ | كِتابي |
Les terminaisons sur cinq prépositions courantes :
| الضَّمير | لِ | بِ | مِنْ | مَعَ | عِنْدَ |
|---|---|---|---|---|---|
| أَنا | لي | بي | مِنّي | مَعي | عِنْدي |
| أَنْتَ | لَكَ | بِكَ | مِنْكَ | مَعَكَ | عِنْدَكَ |
| أَنْتِ | لَكِ | بِكِ | مِنْكِ | مَعَكِ | عِنْدَكِ |
| هُوَ | لَهُ | بِهِ | مِنْهُ | مَعَهُ | عِنْدَهُ |
| هِيَ | لَها | بِها | مِنْها | مَعَها | عِنْدَها |
| نَحْنُ | لَنا | بِنا | مِنّا | مَعَنا | عِنْدَنا |
| أَنْتُمْ | لَكُمْ | بِكُمْ | مِنْكُمْ | مَعَكُمْ | عِنْدَكُمْ |
| هُمْ | لَهُمْ | بِهِمْ | مِنْهُمْ | مَعَهُمْ | عِنْدَهُمْ |
| هُنَّ | لَهُنَّ | بِهِنَّ | مِنْهُنَّ | مَعَهُنَّ | عِنْدَهُنَّ |
Et sur les quatre qui se reforment à la jointure :
| الضَّمير | عَلى | إِلى | في | عَنْ |
|---|---|---|---|---|
| أَنا | عَلَيَّ | إِلَيَّ | فِيَّ | عَنّي |
| أَنْتَ | عَلَيْكَ | إِلَيْكَ | فيكَ | عَنْكَ |
| أَنْتِ | عَلَيْكِ | إِلَيْكِ | فيكِ | عَنْكِ |
| هُوَ | عَلَيْهِ | إِلَيْهِ | فيهِ | عَنْهُ |
| هِيَ | عَلَيْها | إِلَيْها | فيها | عَنْها |
| نَحْنُ | عَلَيْنا | إِلَيْنا | فينا | عَنّا |
| أَنْتُمْ | عَلَيْكُمْ | إِلَيْكُمْ | فيكُمْ | عَنْكُمْ |
| هُمْ | عَلَيْهِمْ | إِلَيْهِمْ | فيهِمْ | عَنْهُمْ |
| هُنَّ | عَلَيْهِنَّ | إِلَيْهِنَّ | فيهِنَّ | عَنْهُنَّ |
Le duel s’insère dans les deux tableaux de prépositions exactement où l’on s’y attendrait : لَكُما، لَهُما، مِنْكُما، مِنْهُما، عَلَيْكُما، عَلَيْهِما، فيكُما، فيهِما.
Exemples
| العربية | Français |
|---|---|
| بَيْتُنا قَريبٌ مِنَ الْمَدْرَسَةِ. | Notre maison est près de l’école. |
| سَيّارَتُها الجَديدَةُ سَريعَةٌ. | Sa nouvelle voiture est rapide. |
| أَيْنَ مِفْتاحُكَ؟ | Où est ta clé ? |
| ما اسْمُكِ؟ | Quel est ton nom ? |
| صَديقي مِنْ لُبْنانَ. | Mon ami est du Liban. |
| كِتابُهُ عَلَى الطّاوِلَةِ. | Son livre est sur la table. |
| الحَقيبَةُ الصَّغيرَةُ لَها. | Le petit sac est à elle. |
| الرِّسالَةُ مِنْهُ، والجَوابُ مِنّي. | La lettre est de lui, et la réponse est de moi. |
| السَّلامُ عَلَيْكُمْ. | Que la paix soit sur vous. |
| أُمّي وأَبي فِي بَيْتِهِما. | Ma mère et mon père sont dans leur maison. |
| مُعَلِّمَتُنا الجَديدَةُ مِنْ تونِسَ. | Notre nouvelle professeure est de Tunisie. |
| الطُّلّابُ فِي صَفِّهِمْ. | Les étudiants sont dans leur classe. |
| هٰذا الكِتابُ لَكُمْ، وذٰلِكَ لَهُنَّ. | Ce livre est pour vous, et celui-là est pour elles. |
| غُرْفَتُكُما نَظيفَةٌ جِدًّا. | Votre chambre (vous deux) est très propre. |
Erreurs fréquentes
- كِتابُي -> كِتابي — le ي de la première personne prend la dernière consonne pour lui et la voyelle de cas disparaît. Il n’y a pas de damma à écrire.
- الكِتابي -> كِتابي — un suffixe rend déjà le nom défini, donc الـ n’a plus rien à faire. Une marque de définition par mot.
- بَيْتٌكَ -> بَيْتُكَ — le tanwīn ne peut pas non plus se tenir devant un suffixe. Le signe doublé devient une voyelle de cas simple.
- سَيّارَةي -> سَيّارَتي — ة n’existe qu’en fin de mot. Ajoutez quoi que ce soit derrière et il se dénoue en ت.
- كِتابي جَديدٌ (au sens de « mon nouveau livre ») -> كِتابي الجَديدُ — le nom est défini, donc l’adjectif a besoin de الـ. Sans lui, vous avez écrit la phrase complète « mon livre est nouveau ».
- بِهُ / فيهُ / عَلَيْهُ -> بِهِ / فيهِ / عَلَيْهِ — après une kasra, un ī long ou ay, les terminaisons en ه prennent une kasra pour s’accorder.
- فِي كِتابُهُ -> فِي كِتابِهِ — la préposition gouverne encore le nom sous le suffixe, et cette kasra tire alors هُ vers هِ aussi.
- مِنْي / عَنْي -> مِنّي / عَنّي — le ن de مِنْ et عَنْ se double devant ـي et ـنا. Pareil pour مِنّا، عَنّا.
- عَلَيْي / إِلَيْي -> عَلَيَّ / إِلَيَّ — les deux yāʾ fusionnent en une seule lettre avec une chadda, et la fatha devant eux reste.
- لِكَ / لِهُمْ -> لَكَ / لَهُمْ — لِ prend une fatha devant chaque terminaison sauf ـي.
- كِتاب أَنا -> كِتابي — les pronoms autonomes de la leçon 6 ne marquent jamais la possession. Ce travail n’appartient qu’à l’ensemble suffixe.
Conseils
- Récitez un nom tout du long des douze : كِتابي، كِتابُكَ، كِتابُكِ، كِتابُهُ، كِتابُها… Puis recommencez avec سَيّارَة pour que le passage ة → ت devienne automatique plutôt que mémorisé.
- Accrochez les consonnes, pas les terminaisons entières : ك = « toi », ه = « lui / elle / eux », ن = « nous », ي = « moi ». Le reste de chaque terminaison est la même queue apprise sur les pronoms autonomes.
- Deux des douze sont des duels. Apprenez à reconnaître ـكُما et ـهُما à la lecture ; vous pouvez laisser de les produire jusqu’à la leçon 12.
- Avant d’écrire الـ sur n’importe quel nom, vérifiez s’il se termine déjà par un suffixe. Si oui, arrêtez — le mot est fini.
- Lisez كِتابُهُ، كِتابَهُ، كِتابِهِ à voix haute comme un ensemble. L’harmonie vocalique de هُ / هِ est plus facile à entendre qu’à mémoriser.
- L’arabe ordinaire imprime كتابه sans aucune voyelle, donc le contexte — pas l’orthographe — vous dit le cas. Ne vous en faites pas ; c’est précisément l’objet de la leçon du guide de prononciation sur la lecture d’un texte non vocalisé.
- Ignorez pour l’instant ce qui arrive quand l’hôte est un duel ou un pluriel sain masculin, et ignorez entièrement l’ensemble pronom-sur-un-verbe. Les deux arrivent plus tard avec leurs propres leçons.
- Les prépositions valent d’être trop apprises tôt : لي، لَهُ، مَعَهُ، عِنْدَها، مِنْهُمْ، عَلَيْكُمْ apparaissent dans chaque conversation, et elles ne changent plus ensuite.